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compte rendu du conseil municipal

11 décembre 2018 de Montholon

Office d'animation Aillantais

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Le Pressoir de Champvallon

site de l'office de tourisme d'Aillant sur Tholon

Il fait partie des pressoirs à levier et confirme l'importance de la vigne dans l'histoire de notre vallée.

Les pressoirs à levier sont conçus comme d'énormes "écrasoirs" en raison de la masse importante de leur levier. Ces grands pressoirs furent utilisés dès le Moyen Age dans les châteaux, les abbayes et les grands domaines. Ils sont constitués d'un lourd bâti contreventé, assemblé au sol sur un soubassement, le chantier, et d'un levier tiré par une vis. Le pied de la vis est retenu au sol par une ou plusieurs pièces de bois, appelées taissons. Ces derniers sont scellés profondément, lestés ou encore ancrés dans une fosse maçonnée. Une perche, l'étiquet, ou une roue munie de chevilles, ou taquets, permet d'actionner la vis. Pour éviter que l'arrière du pressoir ne se soulève pendant la presse, le chantier est scellé, lesté ou encore ancré dans le mur de la cuverie. C'est ce type de pressoir qui apparaît le plus tôt en Bourgogne.

-Pressoirs à levier, à taissons enterrés, à vis actionnée par une perche, ou"étiquet"
En raison de l'archaïsme de leur fonctionnement, ils sont très vraisemblablement parmi les plus anciens pressoirs à levier.
Les quatre énormes machines du Clos de Vougeot (Côte d'or) en sont l'exemple les plus spectaculaires
Le système à étiquet présentait de nombreux inconvénients. La puissance de serrage était limitée à la résistance de la perche et, surtout, à celle de la lanterne. En outre, une perche ne pouvait être actionnée que par deux hommes.

-Pressoirs à levier, à taisons enterrés, à vis actionée par une roue à taquets
Dès la fin du Moyen Age, les roues à taquets remplacent les étiquets. Elles autorisent un nombre beaucoup plus important de main d'oeuvre pendant la pressée, plusieurs hommes pouvant actionner la roue
C'est le type de pressoir du Petit Pontigny à Chablis

-Pressoirs à levier, à taisons lestés , à vis actionnée par une perche
Nous n'en connaissons que deux exemplaires situés à Givry, en Saône et Loire

-Pressoirs à levier, à taisons lestés , à vis actionnée par une roue à taquets
C'est dans les Vaux d'Yonne, à Neuffontaines au château de Vignes-le-Haut, dans la nièvre, qu'il en existe un exemplaire

-Pressoirs à leviers, à taisons ancrés dans une fosse, à vis actionnée par une roue à taquets.
Qu'ils fussent enterrés ou lestés, les taisons étaient sujets à la pourriture. Pour y remédier on ancra les taisons dans une fosse. C'est à cette catégorie de pressoir qu'appartient le pressoir de Champvallon ainsi que celui de Coulanges-la- vineuse.

L'originalité de ces deux grands pressoirs, dont les puissants leviers mesurent respectivement 9,5 et 10 m de long ( ce qui les range aux côtés des plus grandes machines conservées en Bourgogne), réside dans le mode de fixation des taisons. Cette technique d'ancrage des taissons présente de nombreux avantages. Les puits étant ventilés, l'humidité y est moindre et le pied des taissons est, par conséquent, moins sujet à la pourriture. Par ailleurs, taisons et madriers, aisément accessibles, peuvent être inspectés et remplacés.
A Champvallon, les poutres jumelées des taissons plongent dans une fosse cylindrique maçonnée profonde de 7m où elles sont bloquées par des madriers assemblés en croix de saint André. Cet ancien pressoir, qui a été déplacé et remonté à la fin du XVIIème siècle, provient du château de Champvallon, qui fut la propriété de Jacques de Harlay, lequel aurait contraint Henri IV à lever le siège de Joigny en 1590.

En 1671, c'est à François de Harlay de Champvallon, petit- fils de Jacques de Harlay,qu'il appartient. Ce dernier nommé archevêque de Paris est fort en faveur auprès de Louis XIV, dont il bénit le mariage secret avec Madame de Maintenon, en 1684. Il approvisonne également la table du roi avec le vin de Champvallon.
Les dimensions de ce pressoir sont importantes: son levier, constitué de quatre troncs juxtaposés, mesure 9,50m, et la surface de sa maie est proche de 15m2. Quant à sa grande roue à taquets qui mesure 2,70m de diamètre, c'est la plus grande existante.


Pour la petite ou grande histoire, le château de Champvallon fut vendu au duc de Saint-Simon, dont le fils devint le célèbre écrivain. Tout comme les Harlay, le duc de Saint Simon ne résida jamais dans son château, mais il eut à coeur de l'entretenir. C'est à sa petite fille, Marie-Christine que le château revint. Cette dernière se maria avec Charles de Grimaldi, fils cadet d'Honoré de Grimaldi dont descend l'acrtuelle branche régnante à Monaco. La célébrité n'est vraiment pas passée loin de Champvallon.

 

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